Rap
UNE VIE SUR DEUX
[Intro – parlé]
On parle souvent du divorce…
Mais rarement de ce qu’il reste après.
Les enfants.
Le silence.
Le travail.
Et cette nouvelle vie
qu’il faut apprendre à construire.
[Couplet 1 – Rap]
J’allais bosser le matin comme si rien n’avait changé,
Même visage, même routine, personne pouvait deviner.
On me demandait parfois : « Et ta femme, elle va bien ? »
Je répondais juste : « Oui, ça va », puis je suivais mon chemin.
Parce qu’au boulot les nouvelles voyagent beaucoup trop vite,
Tu racontes un détail, demain toute l’histoire circule.
Les mauvaises langues transforment une peine en feuilleton,
Alors j’ai gardé ma vie loin de leurs conversations.
Je venais pour travailler, pas montrer mes blessures,
Pas entendre dans mon dos ma propre histoire déformée.
Alors je cachais le divorce derrière un sourire banal,
Pendant qu’en dehors du taf tout devenait bancal.
Ils pensaient que chez moi tout suivait son chemin,
Moi je savais déjà que plus rien serait comme avant.
C’est fou comme on peut voir son monde partir en morceaux,
Et répondre simplement : « Ça va »…
Comme si tout était normal.
[Refrain – chanté]
Je vis une vie sur deux,
Quand mes enfants sont là, tout paraît déjà mieux.
Puis vient le dimanche soir, les bisous, les « à bientôt »,
Et le silence revient quand la voiture tourne le dos.
Je vis une vie sur deux,
Un père, un homme, qui doit réapprendre à être heureux.
Même si mon ancien monde est parti en morceaux,
Je construirai le prochain,
Même en repartant de zéro.
[Couplet 2 – Rap]
Le plus dur c’est pas les papiers ni les signatures,
C’est quand être père change aussi de structure.
Avant leurs voix faisaient partie de tous mes matins,
Maintenant je compte les jours avant de reprendre leurs mains.
Un week-end paraît court quand t’as tellement à donner,
Alors chaque heure devient quelque chose à préserver.
Les repas, les dessins, les disputes pour dormir,
Ces petites choses banales qu’on oubliait de chérir.
Et quand ils repartent, je souris devant la porte,
Je veux pas qu’ils voient le vide que leur absence m’apporte.
Je leur dis : « Profitez bien, papa va très bien »,
Puis je rentre dans le calme…
Et le calme fait du bruit, putain.
Mais jamais je leur demanderai de choisir un côté,
Les histoires des adultes, ils n’ont pas à les porter.
Un couple peut s’arrêter sans casser tous les liens,
Père séparé, ça veut pas dire père à moitié, retiens.
[Refrain – chanté]
Je vis une vie sur deux,
Quand mes enfants sont là, tout paraît déjà mieux.
Puis vient le dimanche soir, les bisous, les « à bientôt »,
Et le silence revient quand la voiture tourne le dos.
Je vis une vie sur deux,
Un père, un homme, qui doit réapprendre à être heureux.
Même si mon ancien monde est parti en morceaux,
Je construirai le prochain,
Même en repartant de zéro.
[Couplet 3 – Rap, montée]
Maintenant faut penser à l’homme derrière le père,
Celui qui s’est oublié à force de vouloir tout faire.
Quand pendant des années t’as vécu surtout pour « nous »,
Tu dois réapprendre un jour à penser aussi à toi.
Alors je reconstruis, doucement mais sûrement,
Des projets dans la tête, une autre vie maintenant.
J’écris quand tout est calme, quand les nuits deviennent longues,
Je transforme mes blessures pour pas qu’elles me rongent.
Je veux plus regarder ma vie seulement dans le rétro,
Ni compter chaque perte, morceau après morceau.
Le passé reste le passé, j’efface pas son histoire,
Mais j’ai encore demain, et j’ai encore de l’espoir.
Peut-être qu’un jour quelqu’un marchera à mes côtés,
Mais cette fois je veux aimer sans devoir m’effacer.
Je veux pouvoir dire « nous » sans oublier qui je suis,
Parce qu’après un divorce…
Il reste encore une vie.
[Pont – calme]
À mes enfants…
Même si tout a changé,
mon amour n’a pas bougé.
Même si papa vit autrement,
vous restez là, tout le temps.
Et peu importe où la vie nous emmène,
vous serez toujours
ma plus belle histoire.
[Dernier refrain – puissant]
Je vis une vie sur deux,
Mais j’apprends chaque jour à la rendre un peu mieux.
Quand mes enfants sont là, je profite de chaque seconde,
Quand ils repartent, je reconstruis doucement mon monde.
Je vis une vie sur deux,
Mais aujourd’hui je sais que je peux être heureux.
J’ai perdu des habitudes, des projets, des photos,
Mais j’ai pas perdu mes enfants,
J’ai pas perdu qui je vaux.
[Outro – parlé]
Divorcé…
Ça veut pas dire terminé.
Père séparé…
Ça veut pas dire père à moitié.
J’ai des cicatrices,
des choses à reconstruire…
Mais tant que je suis debout,
c’est pas la fin de ma vie.
C’est le début
de la nouvelle.
« Père séparé, ça veut pas dire père à moitié. »
Une Vie Sur Deux est un rap conscient et profondément personnel sur ce qui vient après un divorce : quand une vie construite pendant des années s’arrête et qu’il faut apprendre à tout reconstruire autrement.
Au travail, personne ne savait vraiment ce qui se passait. Quand on me demandait : « Et ta femme, elle va bien ? », je répondais simplement : « Oui, ça va. » Je préférais garder ma vie privée pour moi plutôt que de laisser les mauvaises langues transformer mes problèmes en sujet de conversation.
Mais derrière cette apparence normale, tout changeait.
Il y avait surtout les enfants. ❤️
Ne plus partager leur quotidien de la même manière, attendre les moments ensemble, profiter de chaque heure puis retrouver le silence lorsqu’ils repartent.
Cette chanson parle de ce contraste : être papa quand les enfants sont là et redevenir un homme seul face à sa nouvelle vie lorsqu’ils repartent.
Mais Une Vie Sur Deux n’est pas seulement une chanson triste.
C’est aussi une chanson sur la reconstruction. Sur le fait de repartir de zéro, de retrouver des projets, de recommencer à rêver et, peut-être un jour, d’aimer à nouveau sans se perdre soi-même.
« J’ai perdu des habitudes, des projets, des photos…
Mais j’ai pas perdu mes enfants,
j’ai pas perdu qui je vaux. »
Parce qu’un divorce peut terminer une histoire de couple sans terminer une vie.
Et surtout…
Un père séparé reste un père à part entière.
🎵 Titre : Une Vie Sur Deux
🎤 Artiste : Nouveau Départ à Deux
🎶 Style : Rap français / Rap conscient / Rap émotionnel
❤️ Thèmes : Divorce, enfants, paternité, solitude, reconstruction, nouveau départ