Rap conscient / Storytelling / Rap français
Plus de nuits
[Intro]
Minuit m’vise, j’fais face dans le noir...
Pas d’flash, pas d’gloire, juste la nuit qui m’regarde...
Les dettes cognent, les murs parlent bas...
Et j’tiens debout, mais la nuit me tient déjà...
[Couplet 1]
Deux ans à serrer les dents, le cœur en béton,
Deux ans à faire le mort quand la rue sentait le plomb.
Le salaire disparaissait, les factures revenaient,
Comme des chiens affamés qu’aucun matin n’arrêtait.
Le loyer, l’courant, les charges, la survie,
Les gosses d’abord, moi derrière, j’me suis perdu dans l’bruit.
J’ai coupé dans l’plaisir, j’ai coupé dans l’temps,
À force de survivre, j’ai oublié comment j’vis.
Le téléphone sonnait comme une alarme en guerre,
Chaque enveloppe dans la boîte voulait ma peau, ma terre.
Je comptais les centimes, j’comptais les heures mortes,
À chercher un peu d’air dans la fumée qui m’emporte.
[Refrain]
Et y’a plus de nuits...
Que du noir quand les chiffres viennent me suivre.
Plus de nuits...
Quand mon crâne tourne en boucle et refuse de vivre.
Je ferme les yeux...
Mais la ville me rappelle encore.
Je fais le dur...
Mais dedans c’est la guerre et le décor est mort.
Plus de nuits...
Plus de nuits...
[Couplet 2]
Trois heures du mat’, la lampe éclaire mes cernes,
J’parle avec le silence pendant qu’la rue s’éteint en berne.
J’fais des calculs froids que personne n’entend,
Combien d’heures à tenir avant d’voir le prochain vent.
Le cœur tape fort au moindre coup de travers,
Une panne, un huissier, et tout peut finir à terre.
Tu fixes ton compte comme on fixe un canon,
En espérant qu’un miracle change le nom du poison.
J’avais honte de l’dire, honte d’cracher ma faille,
Comme si manquer d’briques me rendait moins dans la bataille.
Alors j’gardais tout sous un masque de pierre,
Un homme debout dehors, mais brisé sous la lumière.
[Refrain]
Et y’a plus de nuits...
Que du noir quand les chiffres viennent me suivre.
Plus de nuits...
Quand mon crâne tourne en boucle et refuse de vivre.
Je ferme les yeux...
Mais la ville me rappelle encore.
Je fais le dur...
Mais dedans c’est la guerre et le décor est mort.
[Couplet 3]
Puis j’ai compris qu’la chute n’efface pas l’honneur,
Qu’un homme peut toucher l’fond sans vendre sa valeur.
J’étais pas faible, j’étais juste à bout,
À porter seul un monde trop lourd pour deux genoux.
Aujourd’hui les cicatrices parlent quand la nuit revient,
J’connais la peur qui s’assoit quand la boîte aux lettres crie rien.
Mais j’sais qu’on peut remonter du fond d’la poussière,
Même après des années passées à dormir dans la galère.
Si tu m’ressens et que t’avances dans le froid,
Retiens ça : t’es pas seul dans ce combat-là.
Quand tout s’écroule, accroche-toi encore,
Les nuits sont noires... mais la nuit finit par céder à l’aurore.
[Outro]
À ceux qui comptent chaque euro dans le noir...
À ceux qui sourient pour pas craquer le soir...
À ceux qui dorment plus, qui tiennent par devoir...
Vous n’êtes pas seuls. ❤️🎙️🔥
La maison est silencieuse, mais dans ma tête tout continue de tourner.
Les factures s'accumulent, les calculs ne s'arrêtent jamais, et le sommeil devient un luxe que je ne peux plus me permettre.
Cette chanson raconte une réalité que beaucoup connaissent : devoir assumer seul ce qui était prévu pour deux, se battre chaque mois pour garder la tête hors de l'eau, sourire devant les autres alors qu'à l'intérieur la fatigue et l'inquiétude prennent toute la place.
"3H17 DU MATIN" est un hommage à tous ceux qui se lèvent chaque jour malgré les difficultés, à ceux qui continuent d'avancer pour leurs enfants, leur famille ou simplement pour ne pas abandonner.
💔 Une histoire de fatigue.
💔 Une histoire de sacrifice.
❤️ Une histoire de courage.
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