Rap
[Intro]
Ouais…
Cette fois j’vais pas faire semblant.
J’ai trop tenu.
Trop encaissé.
Maintenant…
Ça doit changer.
[Couplet 1]
La vie cogne sec, faut rester debout,
Tu prends les coups, tu dis rien du tout.
Le salaire tombe, les charges l’avalent,
Tu cours tout le mois, ton compte fait la gueule.
Les prix montent vite, les nerfs aussi,
Tu fais des efforts, t’avances à demi.
On te dit “tiens bon”, “garde le sourire”,
Mais ceux qui parlent savent pas ce que c’est de subir.
Factures, taxes, imprévus,
Un problème part, deux autres sont venus.
Tu règles, tu comptes, tu recommences,
À force d’attendre, tu perds patience.
J’ai trop dit “ça va”, trop fait le solide,
Trop gardé la rage bien au fond du bide.
Aujourd’hui j’arrête de tout accepter,
Si quelque chose doit bouger, faut le provoquer.
[Refrain]
Stop, assez, j’veux plus subir ma vie,
Assez des coups, des dettes, des nuits sans répit.
J’ai trop serré les dents, trop longtemps encaissé,
Maintenant faut que ça change, faut que ça change en vrai.
Stop, assez, j’veux retrouver l’envie,
Respirer sans avoir le monde sur moi la nuit.
J’ai trop donné au pire, maintenant j’veux avancer,
Si rien ne change autour, alors moi j’vais changer.
[Couplet 2]
Même l’amour maintenant, c’est devenu bizarre,
Tu scrolles des visages du matin jusqu’au soir.
Un “salut”, trois mots, un cœur, puis plus rien,
On cherche quelqu’un mais personne tend la main.
Tout le monde veut du vrai, personne veut le risque,
On filtre une personne comme un profil statistique.
Trop loin, trop vieux, trop pauvre, trop blessé,
À force de tout trier, y a plus rien à aimer.
Y a ceux qui promettent, ceux qui jouent un rôle,
Ceux qui font les chauds puis deviennent fantômes.
Des “je te comprends”, des “t’inquiète, je reste”,
Puis deux jours plus tard, t’existes plus dans leurs gestes.
Moi j’veux du vrai, pas du virtuel,
Un regard franc, quelque chose de réel.
Pas des likes, pas des beaux discours,
J’veux du respect qui tient plus de trois jours.
[Refrain]
Stop, assez, j’veux plus subir ma vie,
Assez des coups, des dettes, des nuits sans répit.
J’ai trop serré les dents, trop longtemps encaissé,
Maintenant faut que ça change, faut que ça change en vrai.
[Couplet 3]
Et dehors regarde, c’est pas mieux qu’avant,
La violence tourne comme un mauvais vent.
Des cris dans les murs, des larmes en silence,
Des enfants qui grandissent avec la peur comme ambiance.
Un nom, une couleur, un accent, ça suffit
Pour que certains te jugent sans connaître ta vie.
On parle d’avenir, de respect, d’égalité,
Mais dans la rue, y en a qui ont rien capté.
Les guerres en boucle, les morts en chiffres,
On regarde cinq minutes puis on passe à Netflix.
On s’habitue au pire, et ça me fait peur,
Quand le mal devient banal, il gagne du terrain dans les cœurs.
Tout le monde s’énerve, tout le monde accuse,
Tout le monde veut parler, personne veut qu’on l’écoute plus.
On nourrit la haine, on partage la rage,
Puis on s’étonne après de voir le monde en naufrage.
[Pont rap]
Stop aux faux “ça va”.
Stop aux faux “je reste”.
Stop à ceux qui parlent
Mais disparaissent au premier test.
Stop au “c’est la vie”.
Stop au “on peut rien”.
Si personne change aujourd’hui,
Demain sera pareil demain.
[Dernier couplet]
J’vais pas sauver le monde avec seize mesures,
J’ai déjà assez vécu pour connaître les blessures.
Mais j’peux changer ma route, mes choix, mon décor,
Arrêter de dire oui quand mon cœur dit encore non.
J’peux couper les liens qui me tirent vers le bas,
Dire ce que je pense, arrêter de faire semblant.
J’ai appris à tenir, maintenant j’apprends à vivre,
À transformer la douleur pour plus qu’elle me dirige.
J’veux pas d’un miracle, j’veux juste avancer,
Reprendre ma place, respirer, exister.
Ça doit changer ici, maintenant, pour de vrai,
Et si le monde attend…
Moi j’vais commencer.
[Refrain final]
Stop, assez, j’veux plus subir ma vie,
Assez des coups, des dettes, des nuits sans répit.
J’ai trop serré les dents, trop longtemps encaissé,
Maintenant faut que ça change, faut que ça change en vrai.
Stop, assez, j’veux retrouver l’envie,
Respirer sans avoir le monde sur moi la nuit.
J’ai trop donné au pire, maintenant j’veux avancer,
Si rien ne change autour…
Alors moi j’vais changer.
Ça doit changer.
Il y a un moment où tenir ne suffit plus.
“Stop, Assez” parle de cette fatigue accumulée au fil du temps : les difficultés financières, les taxes, les factures, les déceptions, les relations devenues compliquées, les rencontres superficielles, la violence autour de nous et cette impression que tout devient de plus en plus lourd.
On serre les dents.
On continue.
On fait semblant que ça va.
Mais parfois, il faut simplement dire stop.
Ce morceau ne parle pas seulement de douleur ou de ras-le-bol. Il parle aussi du moment où l’on décide de reprendre sa vie en main, de poser ses limites et de refuser de continuer à subir.
Parce qu’à force de survivre, on peut finir par oublier de vivre.
“Stop, Assez”, c’est un cri, une prise de conscience et surtout une envie de changement.
🎵 Titre : Stop, Assez
🎤 Nouveau Départ À Deux
🎧 Rap français old-school / boom-bap / rap conscient